Coucou tout le monde ! Aujourd'hui on se retrouve avec un nouvel OS, avec un format un peu différent de d'habitude ! J'espère que cela te plaira ! Et oui j'ai eu histoire aujourd'hui si vous vous demandez.

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Février 1917 :

 

Je m'appelle Cassandra, j'ai quatorze ans, je vis en France, nous sommes en 1917, c'est la guerre depuis plusieurs années déjà. Mon grand-frère à dix-sept ans et travaille pour qu'on gagne un peu d'argent pour qu'on puisse manger, ma mère travaille dans les usines car à défauts de ne pas pouvoir verser notre sang pour la patrie nous versons notre or, ma petite sœur Augustine a 6 ans, elle va encore à l'école, moi j'ai arrêté depuis longtemps et travaille dans une petite ferme du coin, je n'ai pas eu de mal à en trouver j'habite en Beauce. Mon père est parti à la guerre je n'avais que 11 ans et il n'est pas encore revenu. J'espère qu'il revient bientôt il nous manque. Nous n'avons pas beaucoup de lettres de lui en ce moment et cela nous fait peur. A t-il été tué ? Non, il ne peut pas car il a survécu à Verdun donc il survivra à la guerre pas vrai ?

 

Juin 1917 :

 

Nous sommes sans nouvelles de papa depuis longtemps maintenant. Maman et mon frère se sont résignés mais pas moi, ils me répètent tous les jours que cela ne sert plus rien d'attendre, il ne reviendrait pas. Mon frère a 18 ans, il est en train de préparer les seules affaires qu'il a pour partir. Nous sommes anéantis. Je ne veux pas que mon frère parte ! Augustine a 7 ans et elle ne comprends pas ce qui se passe, elle prends comme d'habitude mon frère et lui saute sur le dos en criant « Allez plus vite Léo ! ». D'habitude il la gronde, mais aujourd'hui rien. Nous l'emmenons au train, nous ne pleurons pas, pas encore, pas devant lui. Ma mère le prends dans ses bras longtemps puis vient mon tour et celui d'Augustine. « Reste en vie, reste en vie c'est tout ce que je te demande... » je n'arrête pas de lui répéter « Je ferai mon possible promis » me réponds t-il. Le train part, nous nous effondrons et tombons à genoux en plein dans la gare. Nous rentrons à la maison, que faire d'autre ? C'est la guerre.

 

Décembre 1917 :

 

La lettre vient d'arriver mes oncles sont morts... Tante Lucy est venue à la maison avec ma cousine pour pouvoir faire son deuil. Moi malgré le froid qu'il fait dehors je continue toujours et encore à travailler. Ma mère va mal, elle a de la fièvre, j'ai peur, tout le monde ne dépends plus que de moi pour pouvoir se nourrir et se loger. Et nous n'avons pas assez d'argent pour bien soigner maman. Je n'ai toujours pas de nouvelles de papa ni de Léo d'ailleurs vont-ils bien ? Et si ils étaient morts ? Non Cassandra ne pense pas à ça ! Tu dois faire vivre toute ta famille maintenant ! Pourtant le doute plane. Augustine va bien, elle n'est pas malade et je suis assez contente de ma trouvaille, je lui est achetée un manteau assez chaud pour cet hiver. Il y a beaucoup trop de mort j'espère que la guerre est bientôt fini. Dans quelques secondes si possible, j'aimerais me révolter, crier tout haut ma pensée mais je ne suis qu'une jeune fille de quatorze ans et je n'ai pas de le droit de me faire une place parmi les hommes qui pensent que la place des femmes sont dans la cuisine. Un jour tout changera en mieux je l'espère.

 

Février 1918 :

 

Maman est morte il y a deux mois à cause d'une pneumonie... Je suis la seule responsable de la maison maintenant je dois faire vivre Augustine, qui travaille très bien à l'école. Je me plierais en quatre pour qu'elle puisse aller au collège et au lycée. Je viens de recevoir une enveloppe que j'ouvre un peu tremblante mais je vis son contenu et cela me réchauffe tout de suite le cœur ça fait un an que je l'attends, une lettre de mon père est enfin arrivé, elle est mal écrite mais il a l'air d'aller bien. Il sera même bientôt là ! Mon frère va bien aussi je ne peux pas y croire c'est génial ! Je l'apprends à Augustine qui sourit, chose qu'elle n'avait pas fait depuis deux mois.

 

Mars 1918 :

 

Les récoltes ne sont pas bonnes, je ne vais pas pouvoir être payer convenablement, pas le choix je dois envoyer Augustine en pensionna en prenant le risque de ne plus jamais la voir. Dans mon lit seule je pleure. Je ne veux pas la voir partir, mais il fallait que je le fasse pour son bien. Je l'emmène dans le pensionna où elle s'accroche à moi. « Vas-y, tu seras bien nourri, bien habillée et tu auras des cours. Reste une bonne petite fille, je t'aime » lui dis-je. « Je ne veux pas partir je veux rester avec toi grande-sœur ne me laisse pas ici ! » hurle t-elle de sa mignonne petite voix aigu. Je suis en train de partir, je m'arrête mais ne me retourne pas, elle aurait pus voir mes larmes sinon. Je rentre à ma petite maison qui est en train de tombé en morceaux. On était cinq, il n'y a plus que moi. Je regarde dans les placards, je n'ai plus rien à manger et j'ai très faim. Cela fait trois jours que je n'ai rien avaler je crois, mais je retourne au travail je dois m'accrocher, je me dis que pour les soldats c'est pire !

 

Août 1918 :

 

Je ne sais pas encore combien de temps vas durer la guerre j'espère qu'elle est bientôt fini tout le monde en a marre. Apparemment les allemands commencent à souffrir gravement niveau nourriture. Est-ce serait bientôt la fin pour eux ? La France va enfin gagner ! Surtout que les États-Unis sont avec nous depuis un an ! Ils vont finir le boulot enfin ! Sinon, moi j'arrive à me nourrir à peu près convenablement mais toujours pas d'autres lettres de papa et Léo. Vont-ils revenir ? Je n'ai pas de nouvelles d'Augustine non plus. Je ne sais pas comment elle va, elle a à présent 8 ans mais je ne sais pas si elle a été adoptée. Je suis livrée à moi-même, seule. Maman, mamies, papys entendez-vous mes prières le soir ? Je vous aime, vous me manquez aujourd'hui plus que tout autre jour. Mais je continue de lutter, j'ai trouver un autre boulot qui me rapporte un peu plus d'argent et cela me fait du bien, je suis à présent enseignante dans une école pour petits. Mon dos va beaucoup mieux d'ailleurs il souffrait tellement à me baisser pour ramasser les récoltes mais je n'allais pas me plaindre, je pouvais ainsi être nourri ! Et une remarque désagréable et j'étais virée comme ça sans aucun autre revenu.

 

Novembre 1918 :

 

La guerre est enfin fini ! On va pouvoir vivre normalement ! J'ai pus reprendre Augustine, elle est avec moi maintenant. Nous allons à la gare. Dans la lettre de février papa m'as dit que Léo et lui serait là à mon anniversaire de mes 16 ans ! Je suis née en février donc cela pourrait être vrai ! Je tiens par la main Augustine et nous avons mis nos habits du dimanche, robe bleue, petit gilet blanc, chapeau avec un ruban bleu et des ballerines de couleur bleu pastel, nous avions dû économiser longtemps avant de les avoirs. Maman nous les avait offerts avant le début de la guerre. D'ailleurs on m'a dit que papa et Léo s'ils étaient encore en vie seraient au courant du décès de maman. Le train arrive les battements de mon cœur augmentent et Augustine me ressert la main, elle aussi a peur. Le train s'arrêt, des soldats descendent, ils vont serrer leur femme et leurs enfants, certaines femmes pleurent elles viennent d'apprendre le décès de leur mari ou père. Ce spectacle est touchant entre les câlins et les embrassades mais morbide car beaucoup de personnes pleurent à cause de ça. Plus jamais il n'y aura la guerre sinon elle sera pire. Je ne vois toujours pas mon père et mon frère. Tout le monde est descendu... Non ce n'est pas possible, ils ne sont pas... Augustine me tire la main « Ils sont où papa et Léo ? Dis, ils sont où ? » Une larme commence à couler sur mon visage. Papa, Léo vous m'aviez dis que vous feriez votre possible pour rentrer. Je m'effondre à genoux dans la gare vide... Il n'y a plus que nos sanglots avec Augustine... Pourquoi ne sont-ils pas rentrés à la maison, pourquoi ? Je me relève, prends Augustine dans mes bras et je vais m'asseoir sur un banc alors c'est ça la plus profonde tristesse. Je lève la tête et je vois trois personnes, deux adolescents et un adulte je n'y fais pas attention. C'est quand quelqu'un crie « Cassandra ! Augustine ! » que je réalise que ce sont eux ! Mon frère et mon père, je dépose Augustine et elle court dans leurs bras, je reste là sans bouger ne voulant pas y croire. Puis soudainement je saute dans les bras de mon père en pleurant.

 

Mars 1926 :

 

Cela fait un moment que la guerre est fini et la France ne veut plus la guerre, les gens essaient de se reconstruire sans leurs proches, ou ils essayent de refaire marcher leurs affaires. L'Allemangne doit payer, c'est ce que tout le monde répètent, je ne suis pas d'accord... L'Allemagne est aussi une nation et elle a beaucoup perdu. Alors pourquoi lui faire payer les morts, tout le monde sait que cela ne les ramènera pas. Mon père a repris la maison sous contrôle. Léo a rencontré un jeune femme, s'est marié et à un petit garçon, Julien. Augustine a bien grandi elle a 16 ans maintenant et continue ses études au petit lycée. Enfin, moi vous vous souvenez du troisième adolescent à la gare, il s'appelle Adrien et aujourd'hui nous sommes le 15 mars 1926 et je me marie. J'espère que tout cela ne va jamais recommencé, jamais...

 

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Voilà j'espère que cela vous as plut !!  

Et oui j'ai hésité entre une happy end et une bad end !!

Byebye !